Le petit robot français de Rodolphe Hasselvander a toujours autant de succès au CES. Ce robot de compagnie, au look « Kawaii » (mignon en japonais) séduit toujours. Présent avec la version bêta, il fait son dernier CES avant sa commercialisation.

Présentation de Buddy

Je vous ai déjà présenté le robot Buddy en détails. Cette présentation sera donc sommaire mais présentera quelques avancées. Développé par Blue Frog Robotics, Buddy est un robot de compagnie d’une soixantaine de cm, avec un style épuré. Un écran au niveau de la tête lui permet une multitude d’expressions sympathiques. Et « son charme » ne laisse pas indifférent, ainsi Tom’s guide le désigne comme le robot le plus mignon du CES 2017.

Ces comportements sont variés et touchent de nombreux domaines comme la surveillance du domicile, la domotique, l’interaction sociale, l’assistant personnel, le multimédia, le ludo-éducatif ou encore l’assistance aux personnes âgées. liste non exhaustive évidemment ! 

L’intelligence artificielle permet d’enrichir les possibilités du robot et en particulier sur des tâches complexes. Elle se trouve dorénavant sur tous les robots de compagnie. Ainsi la reconnaissance faciale est une application courante. Buddy ne s’arrête pas là. Il sera couplé à l’intelligence artificielle Watson d’IBM. Parmi les nombreuses performances de Watson, elle a gagné au jeu télévisé Jeopardy! face à 2 champions du jeu. Elle est aussi capable de comprendre le langage naturel et permettrait ainsi à Buddy de répondre à des questions variées aussi bien sur la météo que sur l’histoire de France. 

Bref, un véritable compagnon ! 

 

Il sera possible de lui ajouter des accessoires comme des bras nus ou équipés d’un rétro-projecteur. 

Buddy, plateforme ouverte pour les développeurs

la créativité et le développement sont la base d’un comportement riche. C’est pour cela que Buddy est une plateforme ouverte permettant à chaque développeur d’apporter sa brique à l’édifice. D’ailleurs, les outils de développements fournis sont très répandus comme Arduino, OpenCV, ou encore Unity3D permettant à un maximum de personnes de participer. Le kit de développement contient outre l’outil de programmation; des librairies d’animations, de sons, et de vocalisations, un outil de synthèse vocale, un simulateur virtuel (pour des tests sans robot). Tout pour s’éclater ! 

200 développeurs ont participé à la version bêta présentée au CES 2017, contre 20 pour la version alpha.  

 

La commercialisation approche 

Je pourrai même dire que les ventes ont déjà commencé. Tout d’abord, avec de nombreuses préventes sur Indigogo, puis sur le propre boutique permettant de récolter en tout 1,5 millions de dollars.

A côté de cela, les entreprises sont intéressées aussi par ce robot abordable (646 €) qui pourrait réaliser des tâches similaires au Nao et Pepper coûtant plusieurs milliers d’euros. Ainsi, un contrat a été passé avec iDTGV qui désire les installer dans une trentaine de rames. Les robots Buddy pourront ainsi proposer le menu au wagon restaurant, fournir des plans touristiques, permettre la réservation pour des voyages ultérieurs ou encore jouer avec les enfants. 

La cible reste avant tout la famille avec enfants. La société estime le marché potentiel à plusieurs millions de robots pour l’Europe et les Etats-Unis. L’objectif est de 600 000 robots pour Buddy. Commercialisé courant 2017, Rodolphe Hasselvander vise 20 000 robots en 2017 et 50 000 en 2018, année de la rentabilité.

Après Aldebaran Robotics, le savoir-faire français va être encore à l’honneur avec ce projet qui a tout pour réussir.  

Mais une question demeure ! Quel nom vais je donner à mon Buddy ? 

 

 

 

 

 

Fondateur de VieArtificielle.com et Robopolis.com, ingénieur UTC : Je m’intéresse aux robots autonomes par le prisme des sciences cognitives (les différentes « intelligences » présentes dans le robot), l’apprentissage, les comportements émergents) .