Depuis le 8 février, le Musée des sciences de Londres présente une grande exposition sur l’histoire des robots.

Ben Russell, commissaire principal de l’exposition, convaincu que les humains sont terrifiés par les robots, a souhaité tracer l’évolution des automates pour nous permettre de réfléchir à la façon dont les androïdes et autres formes robotiques peuvent améliorer notre vie. «Dans l’imaginaire, les robots arrivent sur terre, détruisent le monde et nous réduisent en esclavage», déplore Ben Russell. «L’avantage d’avoir une perspective plus large est de faire prendre conscience que nos inquiétudes face aux robots remontent à très très loin», explique-t-il, les robots existant et nous côtoyant depuis des siècles.

Le robot Eric

D’un moine d’horlogerie espagnol du XVe siècle qui embrasse son chapelet  à un « animatronic baby » (robot enfant) à expressions faciales réalistes, l’exposition suit le développement de la robotique et l’obsession de l’humanité à se créer des doubles mécaniques. Peur certes, mais attirance aussi : la réplique de Maria, héroïne de «Metropolis», ou encore le T-800 de «Terminator Renaissance», rappellent que la science-fiction a essayé d’imaginer un futur dans lequel humains et robots coexisteraient, certes difficilement. Mais Kodomoroid, de Hiroshi Ishiguro qui « travaille » au Musée national des sciences et de la technologie de Tokyo, REEM, robot de service espagnol qui se déplace dans l’exposition et accueille les visiteurs pour interagir avec eux, ou encore Baxter, de Rethink Robotics, cobot à deux bras, conçu pour travailler avec les humains, montrent aussi un chemin plus collaboratif entre hommes et machines.

L’idée de Ben Russell est de montrer que, sur du long terme, les robots ne sont pas que des choses terrifiantes, mais qu’ils ont aussi été « magiques, fascinants, utiles, et ils ont généralement tendance à faire ce que nous voulons qu’ils fassent ». Si c’est la nature humaine d’être inquiet face au changement, l’exposition, peut nous aider à penser ce que nous sommes en tant qu’êtres humains et réaliser que si les robots vont venir, nous avons un rôle dans leur développement. Pour appuyer sur cette intemporalité, le Science Museum de Londres espère remettre sur pied Eric, l’un des tous premiers robots humanoïdes de l’Histoire, construit en 1928.

 

 

Jusqu’au 3 septembre, 100 robots sont présentés, sur cinq périodes historiques différentes, dans une scénographie qui explore comment religion, industrialisation, culture pop et visions de l’avenir ont façonné la société et les tendances humaines à anthropomorphiser les machines.

Liens :

https://beta.sciencemuseum.org.uk/robots/

http://www.sciencemuseum.org.uk/visitmuseum/plan_your_visit/exhibitions/eric

 

Consultant Expérience Client, intéressé par les Innovations en général, la robotique en particulier et les conséquences de la digitalisation sur nos quotidiens: travail, société, économie, uberisation, silver éco …