Dans son dernier article L’erreur de Starwars : un robot isolé, ça n’existe pas, Serge Tisseron nous présente les conséquences de l’interconnexion des robots.

J’ai eu le plaisir de rencontrer Serge Tisseron, il y a quelques années, sur un plateau télé. Psychiatre et docteur en psychologie, il s’intéresse notamment aux relations humain/robots. Je partage bon nombre de ses idées et je vous conseille vivement son dernier livre : « Le jour où mon robot m’aimera ».

Partant du constat que dans quelques années, les robots de compagnie seront présents dans la plupart des foyers, Serge Tisseron présente dans ce livre sa vision de ce quotidien avec les robots, mais aussi les évolutions que l’humain sera amené à réaliser pour être capable de vivre en harmonie avec ces nouvelles entités.

 

Le jour où mon robot m'aimera
Le jour où mon robot m’aimera

Vous pouvez déjà découvrir sa pensée par le biais de son dernier article « L’erreur de Starwars : un robot isolé, ça n’existe pas« , paru sur son blog. Serge Tisseron y soulève de nombreuses questions quant aux conséquences de l’interconnexion des robots. Le robot ne devra pas être regardé comme simplement un robot, mais plutôt comme une communauté de robots. Lorsqu’un robot apprendra quelque chose, cela deviendra immédiatement un savoir collectif et accessible par l’ensemble des robots (au moins ceux d’un même modèle). Dès lors, si un jour, le robot devient conscience, ce sera à travers une conscience collective. Du fait de ces interconnexions entre robots, des aspects comme le droit, l’apprentissage ou encore les relations avec les humains occupent une place prépondérante dans ce nouveau monde.

Lire Serge Tisseron me permet d’avancer sur mes propres réflexions. Ses propos amènent chez moi de  nouvelles questions (en plus des siennes) avec des sujets comme ‘la personnalité du robot’ et ‘son individualité’. En effet, en tant que possesseur, ou futur possesseur de robot, j’ai envie que mon robot soit unique et qu’il développe avec moi ‘des affinités’ particulières, propres à ‘notre relation’.  Selon moi, c’est le mélange de ce collectif mis en avant par Serge Tisseron et de cette individualité du robot qui permettra de réaliser le robot de compagnon de demain.

Et vous, comment imaginez-vous votre robot de compagnie?

Fondateur de VieArtificielle.com et Robopolis.com, ingénieur UTC : Je m’intéresse aux robots autonomes par le prisme des sciences cognitives (les différentes « intelligences » présentes dans le robot), l’apprentissage, les comportements émergents) .