Les interactions humains/robots présentent de nombreuses formes et avec une grande variété de ressentis. L’un des aspects les plus surprenants est la vallée de l’étrange. Et sans grande surprise, certains animaux sont aussi touchés par ce phénomène. 

Je vous ai déjà parlé de la vallée de l’étrange. Cette théorie du roboticien japonais Masahiro Mori explique que plus un robot ressemble à un être vivant, plus nous l’apprécions. Ainsi, un robot à pattes créera chez nous plus de ressentis positifs qu’un robot à roue. Et un robot humanoïde apporte plus d’empathie qu’un robot hexapode. Mais cela a une limite. Lorsqu’un robot devient trop ressemblant physiquement, dans sa gestuelle, etc..  à l’humain. Alors nous sommes dans la vallée de l’étrange. L’humain a un malaise à voir ce robot. Ce robot est il vivant ou pas ? l’inconscient a du mal a choisir, d’où l’impression d’étrangeté. Voici un article très intéressant sur le sujet : la vallée de l’étrange qui explique que cela s’applique aussi dans la gestuelle. Ainsi le robot humanoïde Atlas crée ce malaise par ses mouvements qui paraissent si naturels.

Hier, j’ai découvert une vidéo où l’on présente un jouet autonome en forme de chat à des chats. Et finalement, ils ont aussi du mal à trancher et à décider de leur réaction.


Réactions des chats face à un robot chat

A l’opposé, lorsque c’est un robot visuellement éloigné du vivant, il n’y a pas d’ambiguïtés.


Le chat Mochi découvre BB8

Maintenant, tous les animaux ne réagissent pas ainsi. Ainsi, des chercheurs ont réalisé un robot ressemblant très grossièrement à un manchot pour s’approcher des colonies de manchot. Il a été très bien acceuilli. Ces animaux n’ont pas été capable de distinguer la supercherie. Ils ont même essayé d’interagir avec le robot.

 


Les manchot et leur copain robot

Finalement, nous en revenons toujours à la même question « Combien de temps avant que nous ne soyons plus capable de distinguer les robots des humains ? »

Fondateur de VieArtificielle.com et Robopolis.com, ingénieur UTC : Je m’intéresse aux robots autonomes par le prisme des sciences cognitives (les différentes « intelligences » présentes dans le robot), l’apprentissage, les comportements émergents) .